Radio, les fondamentaux, encore et toujours

Passer d’une radio B à une radio A à deux semaines d’intervalle, intervenir sur deux territoires et deux cultures d’entreprises différents, et pourtant…

Pourtant vérifier que les fondamentaux restent les mêmes. Car dans les deux cas, il s’agit (pour des raisons évidemment différentes) de toucher, fidéliser, divertir, fédérer, un maximum d’auditeurs dans un minimum de temps.

Passant, en fin d’année 2017, de Sweet FM à CFM, du Mans à Rodez, j’ai pourtant travaillé le même matériau : l’auditeur et ce via la pratique des gens d’antenne. Animateurs, chroniqueurs, coordinateurs d’antenne, journalistes… Que dit-on ? A qui, comment, quand et pourquoi ?

Imaginer ce que nos auditeurs ne savent pas encore ce qu’ils vont prendre plaisir à suivre, sans se départir de ce qu’ils aiment déjà, voilà le challenge passionnant, la remise en question quotidienne. Voilà ce que je ne me lasse pas de travailler avec des équipes passionnantes parce que passionnées.

Souvent, je ne fais que souffler sur des braises pour rallumer un feu sacré, parfois étouffé par la routine et la répétition des gestes quotidiens. Les équipes les plus pointues savent instinctivement ce que je viens théoriser avec eux, autour de leur pratique quotidienne. Ils se le savent mais ne l’ont pas toujours suffisamment développé parce qu’on a juste oublié de leur rappeler que c’est essentiel.

Parler à un auditeur et s’en faire un complice pour l’attirer dans notre show global vers les autres auditeurs. Parler tout à la fois à tous et à chacun. Être concernant et fédérateur, quels que soient les sujets abordés, qu’ils soient futiles et légers, comme souvent en radio B, plus sérieux et sociétaux, pour la radio A, souvent extrêmement locaux dans les deux cas. Les deux radios sont complémentaires, concurrentielles (combien de fois faudra-t-il rappeler à certains anciens de la radio associative que nos auditeurs ne sont pas, ne seront jamais, des auditeurs militants et qu’ils zappent sans se poser la question de la catégorie de la radio qu’ils écoutent !).

Oui, dès lors qu’on prend un micro, ou la responsabilité d’une antenne, nos fondamentaux restent les mêmes : travailler à se rendre complices de nos auditeurs et essentiels sur notre promesse et notre territoire. Ça passe avant tout par le discours véhiculé par notre antenne. Voilà pourquoi leur formation à une auto-écoute est essentielle. Et pourquoi ça reste l’essentiel de mes stages de formation professionnelle depuis des années.

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