La Maladie de Sachs, Martin Winckler adapté sur France Culture

Parce que je suis quand même beau joueur, je vais une nouvelle fois louer les qualités d’une station dont l’actuelle directrice des programmes refuse seulement d’accuser réception d’un seul de mes mails. Mais là n’est point la question, mais bien à la qualité des intervenants qu’on peut y croiser. Martin Winckler est un être humain peu ordinaire. Médecin, humaniste, auteur au style parfois approximatif, il écrit pourtant des merveilles. Auteur polémique, il n’est pas particulièrement populaire au sein du Conseil de l’Ordre, quand il rappelle qu’un médecin n’est pas tout puissant, qu’il n’a pas tous les droits sur ses patients, notamment sur le corps des femmes. Voir à ce sujet son dernier…

La Radio : « Prière de laisser cet endroit dans l’état où vous l’avez trouvé en entrant »…

Depuis quelques jours, l’ensemble du petit milieu radiophonique twitte et partage sur tous les réseaux cet article du Figaro qui nous dit, ô divine surprise !, que le roi est tout nu et que les jeunes ont massivement déserté la radio.     Depuis 10 ans, fort de mon expérience bénévole auprès des lycéens de Radio Trousseau (1) et de mes activités professionnelles auprès de jeunes un peu partout sur cette planète (voir à ce sujet cet article récent), je crie sur les toits (mais les toits du désert, de toute évidence), ici ou dans La Lettre Pro de la Radio que ça va arriver, que c’est sur le point de nous…

Non à la radio redondante

Alors bon, c’est entendu, d’accord, nos radios doivent être en phase avec leurs auditeurs. C’est la moindre des choses. Ainsi, des années 60 aux années 90, les périodes de grand rush estival nous ont permis de mettre à l’antenne des opérations spéciales dédiées, des « autocollants Europe 1 » aux radio-guidages de toutes sortes. Puis, les habitudes d’écoute ont évolué et on a vu apparaître les radios d’autoroute dont on peut espérer un traitement plus immédiat et déconcentré de l’info, et finalement, les applications diverses et variées qui, de Sytadin à Waze en passant par Google Maps, Navigator, j’en passe et des moins bonnes, permettent de réfléchir intelligemment son parcours, et de l’infléchir en…

France Inter, fidèle à elle-même

Il y a déjà bien longtemps (trop!) que je n’étais pas venu baver ici un peu sur mes collègues, brisant comme d’habitude toute chance de travailler un peu sur la radio-phare du service public. M’ennuyant l’autre après-midi en voiture car le doc du jour sur Culture ne m’emballait pas (ça arrive, c’est normal), je suis allé, par curiosité, plonger une nouvelle fois dans la machine à remonter le temps qu’est cette drôle d’émission présentée par une jeune dame hilarante (du moins en est-elle persuadée) affublée de ces noms imprononçables qu’ont certains Belges (ou issu de, surtout quand ils ont l’outrecuidance de prendre Contact avec nous pour faire de la radio en France,…

Excusez-moi de vous déranger !

Récemment, là, j’ai taillé la route. Tout seul, dans ma voiture, j’ai pris l’autoroute un soir de semaine, après le dîner, pour aller faire un tour dans l’Est. La nuit tombait. De loin en loin, de petites nappes de brouillard obligeaient à lever le pied. La visibilité était ce qu’elle est en général sur les autoroutes françaises dont l’éclairage a fait leur célébrité en Europe. La radio était allumée et j’avais besoin de compagnie. Sur France Culture, j’ai découvert « La Dispute« . Des tas de gens très érudits étaient allés ensemble voir un opéra à la Bastille et rivalisaient de bons mots pour gloser sur le lieu (« Il vaudrait mieux le transformer en…