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Mes nuits au JP

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Certains ayant jugé bon d’exhumer cette archive sur Facebook, et d’autres (certainement encore plus pervers) l’ayant liké, j’ai pensé qu’elle méritait quelques explications car elle a une histoire amusante et, finalement, plutôt rare dans notre métier, puisqu’il se trouve que j’ai utilisé ce studio sur deux antennes différentes.

Donc, 3 précisions :
1. D’abord, je n’assume pas du tout la chemise, donc ça c’est fait et inutile de rigoler là-dessus.
2. Je n’assume pas non plus la tronche de lou ravi de la crèche mais puisque les dossiers sont sortis autant faire avec.
3. Je ne sais pas qui a eu l’idée de virer la bonnette du SM7, on n’est pas à Skyrock et, déjà que je ne suis pas fan de l’outil, sans capote, moi, jamais ! (ah, un bon vieux Electrovoice bien chaud et cuivré à la fois !!)
4. Ce que je tiens dans la main, Jeune, s’appelle un Maxi 45 tours et ça passait sur ces drôles de machines à droite, des platines. Et, oui, on dirait bien que celui-ci est de Mylène Farmer, désolé, voyez avec la prog…
Plus sérieusement, ce studio (dit « le JP ») était à l’origine le studio de Yann Hegann, où il animait et réalisait de main de maître ses émissions de l’après-midi sur Europe 1.
Quand j’ai commencé à animer les nuits du week-end, on a considéré que j’étais digne de l’utiliser aussi. Ce studio avait deux portes : celle qu’on voit derrière moi et une autre, hors-champ, derrière le photographe, pour les invités ou le journaliste. Tout étant fermé à clé, je devais ouvrir les deux portes quand j’arrivais car il n’y avait pas de place pour passer du côté console/dj à celui micros/invités sans passer par le couloir. Ce qui fait que, le jour où j’ai oublié de dévérouiller la deuxième porte, le journaliste du flash de 2 h du mat’, arrivé évidemment au dernier moment, n’a eu d’autre choix que de grimper sur ma chaise, le meuble de la console (voyez, là, juste entre la console et les téléphones de 1914) puis sur sa table, pour s’asseoir devant sa chaise pendant le carillon. Et le tout plié en deux pour éviter de se cogner sur les appliques lumineuses du plafond et je peux vous dire que Vincent Parizot, c’est un morceau, le gaillard !
En face de moi, je le revois comme si c’était hier, derrière la table et ses trois micros, derrière les 3 chaises, il y avait un joli canapé. Pas très large, mais très confortable. Et si vous saviez comme il m’a fait les yeux doux, ce foutu canapé, certaines nuits, passé 3 heures du matin… « Viens, Remy… Viens… Mets un maxi 45 tours et viens… Viens t’allonger quelques instants… »
Je n’ai jamais cédé, parole. Je savais que j’y passerais le reste de la nuit !
Et puis, il y a eu Europe 2. Au début, comme tout le monde, j’étais dans le petit studio du fond mais, pour une matinale particulièrement alambiquée (où j’animais tout à la fois le morning du réseau et le décro sur Paris, avec la complicité de Dominique Duthuit et de Laurent Périgault), on a récupéré ce studio qu’on a même modifié selon mes demandes et il est redevenu mon terrain de jeu, mais cette fois sur le 6/9.
J’ajoute pour être complet sur ce morning que Martin Brisac a dû passer une matinée complète avec nous et partir au CSA avec les bandes des 3 heures pour défendre le truc qui nous a finalement été interdit car trop fluide. Le CSA, dans sa grande sagesse (ben quoi, on peu rigoler, non ?) ayant considéré qu’on ne savait pas assez quand on était en natio et quand on était seulement sur la fréquence parisienne. Ben oui, même que c’était voulu, tocards !
Pour la petite histoire, je crois que cette photo date d’un peu avant, de l’époque où ce studio servait plus aux photos et à la prod. Seul Laurent (qui chargeait et déchargeait les bécanes) pourrait confirmer mais il me semble qu’il n’est pas encore transformé pour notre morning zoo.

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