De la programmation musicale comme Art de l’humain

Donc voilà-t-il pas qu’il y aurait un acteur de plus dans la multitude (voire la fouillitude!) de l’offre qui nous permet de diffuser notre musique ! Oui, car désormais, le quart d’heure de gloire cher au regretté Andy W est pulvérisé, balayé, oublié au profit des nano-secondes d’exposition glanées par tout un chacun par son blog (et l’auteur de ces lignes, pas gêné par la schizophrénie, en est un exemple éclatant), sa page Facebook, Linkedin, ses tweets, etc… Et chacun, de consommateur de musique de (tenter de) devenir prescripteur en proposant à la planète entière (qui retient son souffle, du moins l’espère-t-on) sa programmation, sa liste de lecture, appelez-ça comme vous voulez, ou…

30 ans déjà…

Ce matin-là, le morning n’a pas été tout à fait comme d’habitude. Peut-être parce qu’il n’y avait pas encore d’habitude. C’était le premier jour de l’antenne. A 6 heures, dans ce sous-sol de Bobigny, il y a eu le premier morning de TSF 93. Puis à 9 h, je réalisai pour la première fois la grande émission de la matinée. Un peu complexe, à vrai dire. Les studios étaient tout frais et pas encore totalement finis. Il manquait des détails comme un intercom entre la régie et le studio. Vachement pratique. En fait, pour dire la vérité, on n’était pas vraiment prêts à démarrer. Mais fallait se jeter à l’eau. Je ne…

Excusez-moi de vous déranger !

Récemment, là, j’ai taillé la route. Tout seul, dans ma voiture, j’ai pris l’autoroute un soir de semaine, après le dîner, pour aller faire un tour dans l’Est. La nuit tombait. De loin en loin, de petites nappes de brouillard obligeaient à lever le pied. La visibilité était ce qu’elle est en général sur les autoroutes françaises dont l’éclairage a fait leur célébrité en Europe. La radio était allumée et j’avais besoin de compagnie. Sur France Culture, j’ai découvert « La Dispute« . Des tas de gens très érudits étaient allés ensemble voir un opéra à la Bastille et rivalisaient de bons mots pour gloser sur le lieu (« Il vaudrait mieux le transformer en…

Le Plaisir de la formation professionnelle en radio associative

La formation des professionnels et des bénévoles des radios associatives est parfois la plus complexe mais souvent la plus forte et la plus dense qui soit. Complexe en raison de la multiplicité des profils rencontrés et des divergences d’intérêts. Faire entendre à un vieux militant anar qui veut diffuser ses 33 tours de Paco Ibanez qu’il oeuvre dans le même flux que le « gamin » de 22 ans qui sort d’une formation plus axée vers la radio commerciale et qui rêve de remplacer Cauet, s’apparente plus au grand écart qu’au cours magistral… Forte parce que ces deux profils sont aussi passionnants l’un que l’autre (comme tous ceux qui s’installent entre ces deux extrêmes !)…

Déplaçons le débat

C’est vachement mieux que Dallas, le feuilleton sanglant dont on nous menace d’un retour prochain (sponsorisé par les couches Confiance ou Vivolta, on ne sait pas encore…). Avec tous les rebondissements qui vont bien, les coups fourrés, les traitres, les profiteurs, les malhonnêtes, les amateurs de combinazione qui se prennent le retour de baton en pleine tronche, etc… Ce feuilleton, c’est bien sûr celui de la RNT, saga palpitante mais qui, arrivée à la saison 3, commence, il faut bien l’admettre, à lasser. Alors, on continue à le suivre, un peu comme les dernières saisons d’Urgence, tout en sachant qu’on va nous refaire les mêmes coups scénaristiques, même si les protagonistes vont de…

Joyeux anniversaire !

Ce dimanche matin-là, j’ai appris qu’il s’était passé quelque chose en montant dans la voiture. Sur RTL, les infos n’étaient pas comme d’habitude. Les tons étaient graves, les infos se bousculaient, dramatiques… Nouvelle guerre du Golfe ? Invasion de la Bretagne par des terroristes kurdes ? Non, rien de tout cela. Une ex-princesse aux yeux de veau, vedette des magazines de salle d’attente, en vacances à Paris dans un palace détenu par le père de son jules, venait de se viander dans le tunnel du Pont de l’Alma grâce à un chauffeur dont on n’a jamais su s’il était plus toxico qu’alcoolo ou l’inverse. Moi, je devais animer mon dernier « Stop ou…

La Radio Parisienne, une nouvelle aventure

Tout a démarré très vite. Il y a un formateur qui se plait à répéter depuis des années que c’est quand même incroyable que Paris, qui n’est pas la ville la plus morne de la planète, soit la seule capitale mondiale à ne pas avoir sa « radio capitale ». Ce même formateur, qui a la fâcheuse tendance d’être un peu persifleur, ajoute comme boutade que, évidemment, il y a déjà France Inter, mais c’est juste pour le plaisir d’être méchant. A force de répéter ça, ce formateur (qui va rapidement arrêter de parler de lui à la 3ème personne de peur de se faire taxer de syndrôme-Delon !) s’est demandé pourquoi ne pas…

Du respect de l’autre comme valeur obsolète. Ou pas.

Nous sommes au tout début des années 80. Devant la salle d’attente de cet étage de la Maison de la Radio, de merveilleux happy few des média passent sans me voir, affairés, parlant haut et fort, importants. Depuis deux heures, j’attends. Non que je sois arrivé deux heures en avance, non. Mais on a plus important à faire que de me recevoir à l’heure. Au fond qui suis-je ? Un ènième inconnu qui a fabriqué une petite maquette à domicile sur son magnéto à cassette et qui rêve de faire de la radio. Envoyé avec un CV vide ou presque (normal, je viens de finir mes études) à toutes les (quatre) radios…

Les webradios, Le Radio ! 2012

Ce dimanche après-midi avait lieu au Radio ! 2012 une rencontre entre Alexandre Sabjoundjian (CEO Radionomy), Olivier Riou (Hotmix Radios) et Sebb Troquier (Classic & Jazz) que j’ai eu le plaisir d’animer. Le but était de faire le point sur la situation actuelle et de déterminer si (et quand) il y avait de l’argent à gagn… pardon l’état actuel de l’économie du secteur. Malgré les évidentes connivences entre les participants et le modérateur (ou peut-être justement à cause d’une certaine complicité), on a réussi à éviter la langue de bois et on a pu entendre que, si l’avenir est plein de promesses, ne serait-ce que, comme l’a justement fait remarquer Olivier Riou,…

Philippe Aubert

Ne me demandez pas le pourquoi de ce billet… Parce que j’avais envie, « Parce que c’était lui, parce que c’était… » Pour vous parler un peu de lui, à vous qui l’avez connu, Comme à ceux qui n’ont pas eu cette chance. Il faut bien que ça commence un jour… Alors disons que ce fut ce fameux vendredi soir de 1978. J’attendais le ciné-club d’Antenne 2 en m’endormant à moitié devant « Apostrophes » que Bernard Pivot attaquait l’air un peu crispé. J’ai vite compris pourquoi. Le vieux pochtron dont les bouquins se sont si bien vendus grâce à son inconduite du jour, ce cochon de Bukowski était venu sur le plateau, passablement imbibé et…

Video (toujours pas) killed the radio star…

C’était la nouvelle de la semaine : la RNT débarque à Lyon, on va voir ce qu’on va voir et rugir de plaisir (je sais, désolé). Annoncée sur le Net, reprise sur Facebook, renvoyant sur un site magnifique tellement officiel qu’il est créé par un marchand de ce matériel dont personne n’a que foutre… Bref. Que ne nous a-t-on seriné sur les bienfaits de la RNT à la française (comme d’habitude, tout est dans ce « à la française » !) !? Qu’on allait avoir des données associées ! – Des quoi ?– Des données associés, lamentable béotien !– Ca sert à quoi vu qu’on interdit le RDS défilant ?– Cuistre anti-progrès ! Ca…

La Radio de la Mer, Histoire d’un rendez-vous manqué

Depuis des semaines, des messages plus ou moins fielleux fleurissent sur une libre-antenne réservée aux « professionnels de la profession ». On y a même publié récemment comme une participation de ma part à un « forum sur les radios en Bretagne » (sic) ce qui était en fait une réponse envoyée à un auditeur, apparemment bidon. Pour quelle raison une aussi petite radio déchaîne-t-elle autant les passions? Voila une question à laquelle je n’ai pas la réponse (en un mois, cet article a déjà été lu plus de 80 fois). Mais, pour répondre à ceux qui se posent de bonne foi (les autres peuvent passer leur chemin) la question de l’absence de programme depuis début…

Souvenirs, souveniiiirs…

En vrac, quelques photos et coupures de presse… Et pour commencer, le morceau de bravoure avec le bien joli article que m’avait consacré Anne-Marie Gustave dans Télérama (version pdf en cliquant sur : RJ_Telerama1). Ca avait continué, sous la plume de la même, avec ça, quand je suis arrivé à Chérie FM : Ca, je ne sais plus du tout d’où ça vient, mais en anglais, ça le fait toujours ! La plus ancienne photo de ma collec’… Ca doit être dans les premiers jours de TSF 93. Bobigny, dans un sous-sol en 1982. Dans les années 90, Toute l’équipe de Chérie FM est allée se peler sur les pentes de Serre-Chevalier….

Médias sociaux et enfumage moderne ?

Et si les « médias sociaux » étaient la couillonnade de ce début de millénaire ? J’ai un peu du mal à faire le total des nouveaux sites dits tour à tour de Web 2.0 ou « médias sociaux » sur lesquels on nous propose de nous inscrire. Si on les répartit en deux grossières catégories, il y aurait les médias « socialisants » et les médias sociaux « professionnalisants ». J’entends par là que les premiers auraient pour simple but de créer une communauté personnelle plus ou moins virtuelles : de trombi.com à copainsdavant (site auquel appartient surement JL Delarue, comme copain… Davant !) en passant évidemment par Facebook (encore que FB transcende les genres et dépasse mes grossières…

1 franchise et 1 ordi = n’importe quoi…

Quand on entend c’qu’on entend, on s’dit qu’on a raison d’penser c’qu’on pense… En Martinique, il y a, quelque part, un ordinateur qui se prend pour une radio. Ca s’appelle Nostalgie Martinique et ça diffuse de la musique locale : zouk, zouk love, biguine, reggae, etc… Le tout, avec strictement le même habillage que sur Nosta en métropole. Je vous laisse imaginer comme ça colle bien avec la programmation locale (dont on peine d’ailleurs à trouver la logique) ! Voila qui, au delà de l’évident n’importe quoi, pose bien le problème récurrent des marques et franchises. Après le pitoyable épisode du changement de nom d’Europe 2 qui a tant fait hurler mes…

De la concurrence en matière de radios

Fin novembre dernier, les radios du GIE des Indépendants, des radios commerciales, donc, locales souvent, régionales la plupart du temps, se réunissaient pour travailler (un peu) et faire la fête (surtout) sous le soleil de Marrakech. Dans une ambiance extrêmement sympathique et bon enfant, autour de force thés à menthe, se sont entretenus de façon très courtoise des gens venus de tout le territoire métropolitain et qui, depuis plusieurs dizaines d’années pour certains, gagnent leur vie en faisant de la radio, sans scandale, sans polémique dans la libre-antenne de Radioactu, sans piquer les vieilles gloires défraichies de la télé ou des débiles tombés d’une télé-réalité faisandée. Des professionnels, donc, des vrais, des…

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