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Souvenirs, souveniiiirs…
En vrac, quelques photos et coupures de presse…
Et pour commencer, le morceau de bravoure avec le bien joli article que m’avait consacré Anne-Marie Gustave dans Télérama (version pdf en cliquant sur : RJ_Telerama1). Ca avait continué, sous la plume de la même, avec ça, quand je suis arrivé à Chérie FM :
Ca, je ne sais plus du tout d’où ça vient, mais en anglais, ça le fait toujours ! 
La plus ancienne photo de ma collec’… Ca doit être dans les premiers jours de TSF 93.
Bobigny, dans un sous-sol en 1982.
Dans les années 90, Toute l’équipe de Chérie FM est allée se peler sur les pentes de Serre-Chevalier. J’y ai interviewé Luc Alphand en direct sous la neige. Lui, c’était son élément…
Je préférais largement la chaleur des sunlights de la scène du Visionarium de Disneyland Paris. Là, c’est avec l’équipe du Film « Yvan 1, Delphine 0″ (ou l’inverse, d’ailleurs…)
Un saut en 1998: c’est ma première mission à l’étranger. En 15 jours, je suis balancé quasi à poil au Vietnam. (lire à ce sujet cet article) 24 h de voyage (va savoir pourquoi on passe par Saïgon pour aller à Hanoi), j’arrive décalqué et il me faut un 1/4 d’heure à tout casser pour tomber amoureux de ce pays.
Là, c’est la photo très officielle de l’inauguration de la formation, dans la grande salle de réunion de la radio nationale, avec les dirigeants…
Puis, la photo de groupe, au soleil sur les marches de l’immeuble de la radio (somptueuse ancienne maison coloniale comme le gouvernement vietnamien aime à les conserver) :
Enfin, toujours très protocolaire, la remise des diplômes, au bout de 2 semaines de travail acharné :
Vietnam Live
C’était quoi… au début des années 2000… Fin octobre, me semble-t-il.
Je venais de découvrir les joies de la formation professionnelle en radio, à Montreuil, au Cifap, où j’ai fait tant de belles rencontres au fil des années.
L’un des tauliers de la boite avec qui je n’avais même pas encore échangé 3 mots ouvre la porte de la salle où on bossait et me lance : « Tu fais quoi en décembre ? ». Mimique de ma part qui veut dire « rien de prévu ». Il ajoute : « Une mission de 15 jours à Hanoi, tu prends ? » Moi, un peu décontenancé : « Euh oui, bien sûr ».
A peine de le temps de piquer la mappemonde de mon fils ainé pour vérifier l’emplacement du Vietnam, quelques recherches sur internet pour me replonger dans l’histoire du pays et me voila dans l’avion de Vietnam Airlines.
Et là, la claque. Il m’a fallu un bon quart d’heure pour tomber amoureux de ce pays, de cette ville, des enfants qui courent dans ses rues, de ses embouteillages, de ses deux-roues par milliers, de sa gastronomie…
Le boulot ? Ah oui, j’étais là pour bosser, c’est vrai. A l’arrivée, coup de bol, je suis pris en main par deux jeunes coopérants qui, lors d’un diner où j’étais quand même un peu « jetlagé » me donnent 2 ou 3 clés pour me comporter poliment et comprendre grossièrement ce qui m’attend.
Premier jour, le temps de repérer le meneur du groupe, celui qui pouvait tout foutre en l’air et m’en faire un complice et le tour est joué. La mission est simple: au delà de la formation des animateurs en général, les préparer au passage au direct. Car ils n’en ont jamais fait. La radio d’état se méfie de ses animateurs et tout doit être écrit et enregistré à l’avance (ah si Val pouvait en faire autant, qu’est-ce qu’il serait heureux !).
Je suis là pour les préparer à tout faire dans les conditions du direct, puis en direct. Mais c’est difficile à imaginer. Alors, ils me demandent une démo. Et, pour la seule fois de ma carrière de formateur sans doute, j’ai accepté. Je leur ai demandé de m’installer pour le lendemain un petit studio DJ et de me donner quelques disques.
Le lendemain, donc, me voici à pied d’oeuvre avec une petite console, un micro, quelques disques et …une platine CD. Oui, une seule. Je vais donc devoir faire mes enchaînements tout en changeant les disques. Mais en cadrant les intros puisque je leur ai dit que ça se fait. Je me lance donc et je fais le kéké sur les intros pendant que mon interprète traduit (quoi, au fait ?) à mi-voix.
Evidemment, arrive un moment où je me ramasse et balance la mauvaise plage. J’arrête le disque et explique l’erreur à mes supposés auditeurs tout en mettant le bon et en cadrant quand même l’intro (on a sa fierté !). Les yeux de mes vietnamiens s’arrondissent (no comment).
Je termine mon petit show sous les applaudissements de ma petite équipe qui discute entre elle, commentant mon exploit avec véhémence. Finalement, mon meneur vient me dire ce qu’ils ont décidé : le dernier jour du stage, je leur ferai faire une grande émission dans les conditions du direct. Et il ajoute que je devrai, dedans, leur ajouter des erreurs ! Pour les obliger à les rattraper en live.
Et on l’a fait ! Souvenir énorme…
Pour la petite histoire: quand le Cifap et le Ministère des Affaires Etrangères m’ont envoyé, l’année suivante, à Saïgon, pour une autre formation, plus technique, mon « meneur » a fait les 1800 bornes qui nous séparaient de Hanoï pour venir participer !
Mon CV
(Cette page reprend en la développant « L’Histoire » racontée sur la page d’accueil de ce site)
D’abord, (on est fin 1982) il y a eu TSF 93, la grosse radio locale, celle où Jacques Canetti (mon premier invité en direct) m’a dit un jour « en fait, vous revivez l’aventure d’Europe 1″. Embauché comme réalisateur quelques semaines avant le lancement de la radio, je saute sur un micro vacant le jour du lancement et je ne le lâcherai plus. Là, je ferai tous les métiers : réalisateur, animateur, programmateur musical, directeur d’antenne, responsable des opérations extérieures. Un jour en direct à la Fête de l’Huma avec un reportophone, le lendemain en studio avec des kilomètres de bande magnétique. Formidable école…
Puis, directement, la plongée dans le grand bain avec l’arrivée rue François 1er. Les nuits des week-ends sur Europe 1, les Europe-Stop en direct sur les routes de France et les premiers remplacements sur les mornings. Vint ensuite la création d’Europe 2 (où je fus le premier à ouvrir le micro du Programme magique ), avec les Programmes de Stars, les Top-Albums et les mornings, déjà, beaucoup. Pendant plus d’un an, je suis 7 jours sur 7 rue François 1er. La semaine, le matin très tôt sur Europe 2, le week-end, très tard, sur Europe 1. Le monde des ondes m’appartient !
Dans le même temps, je fais mes premières armes sur Radio-Classique. Pendant une saison, je serai à la même heure sur Europe 2 et Radio-Classique, deux exercices complémentaires. Et les premières voix pour des films d’entreprise.
Fin de la première période d’Europe 2, j’arrive à Chérie FM. Trois saisons sur le 16/19, trois ans de vacances, de rigolade, d’amitiés nouvelles, d’interviewes de stars, de jeux avec les auditeurs. C’est un immense bonheur, entouré de fous-rires et de filles formidables : Coralie, Nathalie, Séverine, Barbara… Et les amitiés : Bruno, Fred… Et la radio qui passe de 2 à 6 points dans les sondages. Et toujours des voix off, avec les premiers docs pour la télé.
Eté 97 : réalisation d’un rêve de gosse. Je suis sur RTL : Stop ou Encore, Duel au Soleil… Les boss du groupe NRJ (Pallain, Sabot) ont été grands seigneurs : « Tu veux y aller ? Tente ta chance, et bonne chance… » Fin de l’été, RTL m’aime bien… pour les vacances, on se reverra. Et retour à Chérie FM, pour le morning, à nouveau, ma spécialité finalement.
Puis, ce furent des aventures plus courtes, MFM, Radio-Classique, Rire & Chansons, ponctuées de retours, chaque été, sur RTL où je finis par m’installer sur le morning Music & News réinventé pour moi, en tête chaque été sur tous les 1/4 d’heures. Là aussi les complicités vont bon train, avec des réalisateurs fidèles, tranquilles : Alain, Alex, Xavier… et les autres.
Quelques années auparavant, j’avais découvert le bonheur de la formation professionnelle. Il y avait eu d’abord les premières formations AFDAS pour le Cifap, le CNRA, la FAR. Puis vint le Vietnam (Voice of Vietnam à Hanoï et Voice of People à Saïgon), mes premières formations à l’international, mon premier coup de cœur pour un pays du bout du monde, et dans le service public, le Ghana (GBC, Uniiq FM). Accra me séduit : j’y retournerai à plusieurs reprises, tant pour les radios nationales que communautaires. Grâces soient rendues à Jérôme, du Cifap, qui m’a fait cet immense cadeau de la découverte du Vietnam. Sans lui, qui sait si j’aurais jamais pu déambuler pendant des heures dans les rues de Hanoi que j’ai fini par connaître aussi bien que celles de La Courneuve des années 70… ?
Les employeurs et les clients s’enchaînent pour les formations : RFO (6 stations du groupe formées, travail sur l’animation, le rapport à l’auditeur… et le bonheur des amitiés du bout du monde : Bernard, Nadine, Serge, comme il y avait eu Anh Tuan à Hanoi), le Studio Ecole de France (dont je suis quelques mois directeur du développement et pour qui je réalise des formations sur site pour des radios locales en métropole et à la Réunion) avant de créer ma propre structure : Leopard Prod, avec laquelle je sillonne la France, du Quercy à Saint-Malo, et l’étranger pour de nouvelles missions, notamment au Maroc, où j’ai eu le bonheur d’accompagner pendant près d’un an et demi le développement d’Aswat, grosse radio commerciale, formateur auprès des animateurs, chargé du coaching de l’animateur du morning, consultant auprès de son président et de sa direction générale, puis de sa directrice des programmes.
Au Maroc, il y aura aussi la mission pour l’Association des Radios et télévisions indépendantes, avec l’aide de l’Ambassade des Etats-Unis. Ce sont des animateurs et des journalistes venus de presque toutes les nouvelles stations, qui seront formés : Hit Radio, Atlantic, Chada FM, Casa FM, etc…
Pendant quelques années, je serai aussi le Rédacteur en Chef de INF Radio, seule lettre professionnelle spécialisée dans la radio. De la version papier adressée à ses abonnés, j’en ferai une newsletter régulière, lue jusqu’au CSA. A la demande des éditions Dixit et du Cifap, je co-écrirai et superviserai l’ensemble de l’ouvrage « Animer une Radio« , paru en 2002 (voir page « Ecrits »). J’interviendrai aussi à plusieurs reprises au Salon International de la Radio (SIR), puis au Radio (SIEL) en tant qu’invité ou modérateur de débat. Quelques rendez-vous au CSA pour définir ou défendre des projets m’ont aussi laissé quelques souvenirs contrastés et plein de paradoxes. Entre un Baudis qui enterra l’AM pour ne s’intéresser qu’à la TNT et des hauts fonctionnaires finalement bien moins coincés qu’on ne pouvait le craindre et souvent très au courant des réalités du métier.
Enfin, il y a les créations de programmes, les reformatages. Littoral AM, projet malheureusement inabouti, mais ambitieux, d’une radio régionale, associative, en Ondes Moyennes, Vivre FM, à Paris, dont j’ai posé les premières pierres, Sport FM à qui j’ai donné son dernier score dans les sondages et La Radio de la Mer qui connaîtra une augmentation d’audience de +87% en 4 mois, me permettant de démontrer que les projets les plus originaux peuvent rencontrer leur public dès lors que l’approche est professionnelle..
Et la détente, c’est encore de la radio. De Radio-Trousseau, radio réalisée par des ados pour des enfants hospitalisés, que j’encadre depuis 1994, et sa webradio, Réglisse, à mes propres webradios (Play Misty for Me, ma webradio jazz, créée pour le plaisir d’entendre ce que TSF ne sait pas faire, Classicalways et Goldies Time qui me donnent l’occasion de pratiquer le seul métier que je n’ai jamais fait ailleurs : la programmation), tout ce qui est nouveau enrichit mon expérience et ma pratique. Cette expérience m’amène à aider la création d’autres projets, plus ou moins éphémères comme Radio Ambroise Paré à Boulogne-Billancourt, Radio CHU à Bordeaux ou encore les radios de deux établissements parisiens recevant des ados handicapés mentaux.
Et demain… D’autres aventures, encore, sous toutes les latitudes… jusqu’au countdown du menu de droite… !
Pour commencer…



















